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  <title>Flux d'e-politique</title>
  <link>http://www.e-politique.info/</link>
  <description>le flux du site</description>
  <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 14:54:31 +0000</pubDate>
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  <language>fr</language>
<item>
<title>La démocratie c'est cause toujours</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/070929_causonshtml</link>
<pubDate>Sat, 29 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
<content:encoded>
<![CDATA[
<em>Quelle est la différence entre la dictature et la démocratie ?
<br/>
La dictature c'est ferme ta gueule et la démocratie...
</em>

<p/>

Internet a déjà beaucoup apporté à la démocratie en tant que 
vecteur d'information auprès des citoyens. Aujourd'hui tout le
monde peut <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/">connaître la loi</a>,
<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/">l'Assemblée</a>
et <a href="http://www.senat.fr/">le Sénat</a> offrent la possibilité 
de suivre les débats
en direct, les comptes-rendus des conseils municipaux sont de plus
en plus publiés sur le Web, les rapports aux ministres y sont
accessible et le gouvernement utilise largement
Internet pour promouvoir son action.

<p/>
Maintenant il est temps d'aller plus loin et
que la démocratie ne soit plus "cause toujours", que les citoyens
gardent le contact avec leurs dirigeants plus qu'une fois tous les
5 ans. Bref que les politiques écoutent le peuple.

<p/>
Là encore Internet peut rendre service à notre démocratie
avec les forums. Créés dans les années 70, mais largement
remplacés aujourd'hui par les Web Forum, ils permettent à quiconque
ou à un nombre restreins de personnes, de discuter librement
ou sous la surveillance d'un <em>modérateur</em>,
souvent nécessaire pour limiter les débordements.
Depuis quelques années, le gouvernement français dispose
d'<a href="http://forum.gouv.fr/">un site dédié aux forums</a>
avec actuellement ouverts, les forums du Grenelle de l'Environnement.
En regardant les forums
clos, on constate que les discussions aboutissent à des synthèses,
synthèse qui dans le cas du dernier forum, celui sur le service minimum en
cas de grève, souligne que 
<em>«les points de vue sont partagés et les positions le plus souvent très tranchées.»</em>
La lecture des débats le confirme. On y retrouve l'atmosphère usuelle des
forums et des discussions de café où chacun cherche plus à imposer
son point de vue qu'à travailler à trouver une solution.
Pire, tout est mélangé, aucun document de travail n'a été
donné aux participants (même pas la proposition de loi),
et rien n'a été fait pour avoir des réponses aux questions
initiales.
<p/>
Alors qu'en tirent nos dirigeants ? Probablement rien. Rien n'indique
que la proposition de loi a été modifiée à la lumière des 
interventions des citoyens. En fait, ce forum ressemble surtout à un
défouloir pour le bon peuple.
<p/>
Pour que ces débats puissent apporter quelque chose, il faudrait
<ul>
<li>les structurer avec des thématiques précises, des documents de
    travail et des interventions régulières des administratifs et des politiques concernés,</li>
<li> leur donner une légitimité légale, par exemple
en portant devant l'Assemblée des amendements rédigés et approuvés
par les internautes. </li>
</ul>
Cela impliquerait un surcoût de travail énorme pour l'administration,
surtout au niveau national, mais on peut espérer que ce surcoût
soient rentabilisé par une meilleure qualité du résultat, un intérêt
accru des citoyens pour la politique et donc un respect plus fort,
enfin par une plus grande transparence dans l'élaboration des textes
en demandant aux lobbys et associations d'utiliser ce canal pour s'exprimer.

<p/>
Cette propostion n'est pas une douce utopie.
Le parlement écossais offre déjà à ses citoyens la possibilité 
<a href="http://epetitions.scottish.parliament.uk/">de soumettre une pétition
par Internet et de voter</a>.
En 2001, 40<nbsp;>000
mails ont été envoyés au parlement des Pays-Bas afin de demander aux
députés de ne pas voter une loi touchant à la radio. Alors que les 
députés étaient a priori favorables à cette loi, ils ont écouté
la demande et n'ont pas approuvé cette loi. 
Mais la France n'a pas la même culture que ces pays. En 2005-2006, 170<nbsp;>000
signatures ont été apportées au parlement français pour qu'il ne
vote pas la loi DADVSI. Elle a été votée sans tenir compte des demandes.

<p/>
Pour s'approcher de la culture du concensus de nos voisins du nord,
il est probable qu'il faudra commencer par travailler au niveau local.
Quelqu'un connait un maire prêt à tenter l'expérience ?


]]>
</content:encoded>
</item>
<item>
<title>La FNAC assassine la musique</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/061116_fnac_illimitehtml</link>
<pubDate>Thu, 16 Nov 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
<content:encoded>
<![CDATA[
L'hiver dernier, durant le débat sur le projet de DADVSI, les quelques
députés qui suivaient le dossier ont, à la surprise générale, voté le
principe de la licence globale.
Le président de la FNAC, Denis
Oliviennes, a alors condamné violemment ce vote 



(source <a href="http://www.01net.com/editorial/300417/droit-d-auteur/le-patron-de-la-fnac-en-guerre-contre-la-licence-globale/">01net</a>) :
<p>
<em>«le téléchargement sauvage des oeuvres culturelles sur Internet contre la poignée de lentilles d'une licence globale, est un texte inique et assassin pour la musique française. (...) Il s'agit par ailleurs d'une régression profonde, une régression de plus de deux siècles, quand les artistes ne voyaient pas reconnu leur juste droit à rémunération»</em>
<p>
A l'époque la poignée de lentille était estimée à 5 ou 6 ¤ par mois par personne.
<p>
Or aujourd'hui, surprise, le site de la <a href="http://www.fnacmusic.com/">fnac</a> annonce :
<center>
<table width="75%">
<tr><td>
<strong>fnac musique illimité</strong>
</td></tr>
<tr><td>
Imaginez : pouvoir écouter en illimité et en intégralité toutes les musiques que vous voulez au moment où vous le voulez !
</td></tr>
<tr><td>
    * Rien de plus simple, choisissez la formule illimitée pour 9.99 ¤ par mois et écoutez vos titres, vos albums, vos Playlists préférées sans aucune limite et d'un simple clic !
</td></tr>
</table>
</center>
<p>
Certes il s'agit de flux (streaming) et non de téléchargement
mais il n'est pas bien difficile de sauvegarder un flux.
</p>
Donc une licence FNAC à 10 ¤ par mois, marge de la FNAC comprise,
marge des maisons de production comprise, d'après la FNAC c'est bien. 
Sachant que sur un morceau de musique vendu, un artiste ne touche que quelques pourcents,
<a href="http://www.e-politique.info/articles/images/repartition_1euro_musique.png">3% pour un morceau vendu en ligne</a>, ce système après une marge disons de 6%
pour la FNAC, donnera 28 centimes par abonné
par mois aux artistes. La licence globale proposait près de 20 fois plus, disons
10 fois plus en comptant 50% de frais de fonctionnement !
<p>
On a donc aujourd'hui la preuve que lorsque le président de la FNAC pleurait 
la mort des artistes, il ne pensait nullement à eux mais à ses revenus et 
à ceux des majors.
<p>
La licence globale était une chance de se débarrasser de ces parasites,
<a href="http://mondepute.free.fr/scrutin.php?num=886">les députés qui ont voté pour la licence globale</a> en étaient conscients.
<p>
Mais le gouvernement a cédé à la pression.
Il a défendu un système dépassé qui ne profite qu'à quelques puissants et
contre l'intérêt général. Le gouvernement a bâillonné ses députés
pour faire revoter au printemps dernier la loi telle que la
voulait les majors et la FNAC.
<p>
Quelle sera la réaction de nos députés face à ce camouflet de la FNAC ?


]]>
</content:encoded>
</item>
<item>
<title>La campagne d'Amnesty International contre la censure</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/060723_amnestyhtml</link>
<pubDate>Sun, 23 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
<content:encoded>
<![CDATA[
Ce n'est pas une grande nouvelle, la censure existe sur
Internet. De nombreux pays comme la Chine, l'Iran, la Tunisie, l'Arabie
Saoudie, censurent des contenus sur Internet et poursuivent leurs citoyens
coupables de liberté d'expression.
<p/>
Ce n'est pas non plus une nouvelle, des entreprises occidentales
aident ces pays à censurer. Les ténors d'Internet à savoir Google, Yahoo, 
Cisco, Microsoft ont déjà fait les unes des journaux lors de signature
de contrats avec ces pays. La devise de Google, <em>Don't be evil</em>,
ne semble pas peser lourd face à la raison d'être du commerce, l'argent.
<p/>
Donc Internet n'est pas le même pour tous les citoyens de la planète.
La vie elle-même n'est pas la même suivant qu'on naisse à New-York ou à Kaboul, alors
quoi de surprenant à ce qu'on retrouve ce décalage sur Internet ?
<p/>
Ce n'est pas surprenant mais cela reste choquant et cela l'est
d'autant plus sur Internet, que cet outil, 
ce mass média offre la possibilité technique à tout citoyen de s'informer
auprès des sources de son choix et d'informer le reste du monde. Internet
est une arme massive contre la censure. Voilà pourquoi il est choquant
de voir des entreprises occidentales, dont les dirigeants profitent
pleinement de la liberté d'expression, casser le seul mass média 
accessible au citoyen lambda.
<p/>
Amnesty International n'est pas liée à Internet, sa lutte est plus
ancienne, mais consciente de ce qu'apporte cet outil, elle propose
de l'aider à diffuser des textes censurés en profitant pleinement
de l'effet de nombre offert par Internet et son milliard de rédacteurs
potentiel. Pour cela il suffit d'ajouter quelques lignes de code
dans une page web qu'on contrôle et la diffusion se fait, comme ça :
<p/>
<center>
<script type="text/javascript">
var irr_lang = 'fr';
</script>
<script src="http://fragments.irrepressible.info/js/fragment-180.js" type="text/javascript">
</script>
</center>
<p/>
<a href="http://irrepressible.info./addcontent">Le code est disponible ici,</a> 
sur le site <a href="http://irrepressible.info">Irrepressible.info</a>.


]]>
</content:encoded>
</item>
<item>
<title>Internet à deux niveaux</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/060214_deux_foishtml</link>
<pubDate>Tue, 14 Feb 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
<content:encoded>
<![CDATA[
<p>Imaginez que vous soyez fournisseur d'accès à Internet, FAI. Vos bénéfices
sont confortables mais on peut toujours mieux, alors comment
faire ? Faire payer plus cher les abonnés, difficile, la concurrence
va les piquer. Piquer de l'argent à l'état ? Déjà fait, 
<a href="http://muniwireless.com/community/1023">200 milliards aux Etats-Unis</a>.</p>


<p>L'idée à la mode c'est de faire payer ceux qui sont
à l'autre bout du fil, les fournisseurs de contenu ou de services, FCS, comme
Google.
Faut dire que la santé d'un Google est énervante pour les pauvres
fournisseurs d'accès, car si Google est riche, c'est grace aux internautes
et donc grace à ceux qui les amènent.</p>

<p>D'ailleurs écoutons ce qu'en pense le directeur de
 SBC Telecommunications (interview de 
 <a href="http://www.businessweek.com/@@n34h*IUQu7KtOwgA/magazine/content/05_45/b3958092.htm">Business Week</a>) :

<table width="50%">
<tr><em>
<strong>How concerned are you about Internet upstarts like Google, MSN, Vonage, and others?</strong>

<p>How do you think they're going to get to customers? Through a broadband pipe. Cable companies have them. We have them. Now what they would like to do is use my pipes free, but I ain't going to let them do that because we have spent this capital and we have to have a return on it. So there's going to have to be some mechanism for these people who use these pipes to pay for the portion they're using. Why should they be allowed to use my pipes?</p>

<p>The Internet can't be free in that sense, because we and the cable companies have made an investment and for a Google or Yahoo! or Vonage or anybody to expect to use these pipes [for] free is nuts! </p>
</em></tr>
</table>

<p>Vilain Google ! Mais bon, sans Google, les autres fournisseurs de services et les
fournisseurs de contenus, Internet serait nettement moins attrayant
et les FAI auraient probablement peu de clients. Alors qui à besoin 
de qui ?</p>

<p>Les FAI pensent pouvoir s'en sortir en offrant un meilleur
accès aux FCS qui les payent. Il s'agit du système dit à deux niveaux, 
"two-tier Internet".</p>

<p>Vinton Cerf, monsieur senior chez Google mais aussi co-auteur de TCP/IP,
pense que les FAI sortent de leur rôle en voulant privilégier tel ou
tel accès. Pour lui, si les FAI ne respectent pas une véritable neutralité,
l'avenir d'Internet est menacé : <em>"Nothing less than the future of the internet is at stake in these discussions. We must preserve neutrality in the system in order to allow the new Googles of the world, the new Yahoo!s, the new Amazons to form. We risk losing the internet as catalyst for consumer choice, for economic growth, for technological innovation, and for global competitiveness.</em>.</p>

<p>Il a été rejoint dans ce sens par Lawrence Lessig, professeur de droit
à Stanford, pour qui l'innovation vient de l'extérieur. Le "deux niveaux"
risque donc de tuer l'innovation en privilégiant le commercial (j'accède
à tel service non pas pour son innovation et son efficacité mais car
il est bien connecté, le service ayant payé mon FAI pour avoir une bonne connexion).</p>

<p>Bref, les FCS ne veulent pas payer une infrastructure
que les internautes payent déjà.</p>

<p>
Prenons un cas pratique.
Ayant de la bonne connexion ADSL,
mon fournisseur, Free, me propose des vidéos à la demande. Demain Google
en fera de même en France. Il y aura donc une concurrence et grande
sera la tentation pour Free d'indiquer que ses connexions vers Google
sont saturées et donc qu'il devient impossible d'accéder à la vidéo à
la demande chez Google. Si tel est véritablement le cas, doit-on
imposer à Free d'augmenter sa bande passante vers Google à sa charge ou
est-il raisonnable que Google paye la mise à niveau de la connexion
entre Google et Free ?</p>

<p>Dans le fonctionnement actuel, les accords entre FAI, dits accords
de <em>peering</em>, indiquent les conditions dans lesquels chacun fait
transiter les paquets IP émis par l'autre. Dans notre cas, si la vidéo à
la demande chez Google augmente fortement, le FAI de Google va envoyer
plus de paquets vers Free et ce dernier pourra réviser leur accord
de <em>peering</em> quitte à faire payer plus cher le FAI de Google (dans ce cas
il est plus que probable que le FAI de Google répercutera le coût sur
Google).</p>

<p>Ainsi le système fonctionne déjà, alors, pourquoi tout ce bruit
messieurs les FAI ?</p>

<hr>
Une campagne pour sauvegarder la neutralité de l'Internet : <a href="http://www.savetheinternet.com/">Save the Internet</a>.

]]>
</content:encoded>
</item>
<item>
<title>Un débat sur la licence globale</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/060203_licence_globalehtml</link>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
<content:encoded>
<![CDATA[
<p>Ce jeudi 2 février, un débat sur le projet de la licence globale 
m'a permis de mieux voir le fossé d'incompréhension qu'il y a entre
les parties prenantes, et les craintes de l'autre parti.</p>

<p>Pour être honnête, je dois avouer que j'ai un a priori négatif sur les
majors et la Sacem. La large représentation de cette dernière organisation 
au débat, tant sur le plateau que dans la salle, ne m'a pas fait changer d'avis.</p>

<p>Le problème est le suivant : comment rémunérer les auteurs et artistes
lorsqu'il y a téléchargement par Internet ? On pense bien sûr aux téléchargement
de pair à pair, P2P, et non aux téléchargements depuis les plateformes 
commerciales qui gèrent correctement l'aspect rémunération, cf les
<a href="http://www.e-politique.info/images/repartition_1euro_musique.png">3 centimes reversés à l'artiste par morceau à 1 euro vendu</a></p>.

Deux solutions s'affrontent :
<ul>
<li>Interdire et lutter contre le téléchargement illégal pour forcer les
internautes à acheter par les canaux existant leurs oeuvres culturelles,
<li>tout autoriser mais faire payer un abonnement.
</ul>

<p> Ces deux solutions ont des faiblesses.</p>

<h3>Interdire est illusoire sauf à utiliser la bombe atomique</h3>

<p>Interdire est illusoire. Lorsqu'on parle déjà de 8 millions de "pirates"
qui téléchargent illégalement, ce n'est plus de la délinquance mais une
révolution. On ne peut pas mettre 8 millions de personnes en prison et
de toute façon nos députés n'en ont aucune envie, il s'agit aussi de 
leurs enfants. De plus ce chiffre n'est que le début, il reste encore
nombre de foyers à connecter à Internet.</p>

<p>On arrête pas une vague de fond, on apprend à surfer dessus.</p>

<p>Alors une solution proposée est de modifier les
ordinateurs pour qu'ils ne puissent plus faire de téléchargement illégaux.
Cette solution est séduisante à mes yeux mais, en tant qu'informaticien,
je sais qu'elle est difficilement réalisable. Chaque protection a son
attaque.</p>

<p>Une solution à ce problème est d'interdire les attaques contre les
protections comme l'indique le DMCA, la loi US qui va dans ce sens.
Mais on se rend compte que les effets de bord d'une telle lois
sont encore plus néfastes. Interdire les attaques implique d'interdire
ce qui permet de faire les attaques et on arrive très rapidement à
interdire la recherche et la diffusion de l'information. Interdire
le contournement des protections revient à tuer les logiciels libres
qui par définition ne peuvent pas avoir un programme secret.</p>

<p>Puisqu'on ne veut pas bloquer la liberté de réfléchir ni les logiciels 
libres, il faut trouver une
solution de protection qui ne touche pas les programmes informatiques.
Une telle solution peut être d'avoir des composants physiques intégrés dans
le système de protection.</p>

<p>Le problème avec ces composants, car là encore il y a un problème, est
de limiter leur porté. La musique n'est pas la seule victime du piratage
et les éditeurs de logiciels commerciaux aimeraient bien profiter de
protections, même si le piratage à fait la fortune du plus gros d'entre eux.
Puis tant qu'à profiter d'un tel système, pourquoi ne pas repenser la
façon de diffusion des contenus et contrôler aussi leur usage. Avec un
tel système, il devient tout à fait possible de contrôler le nombre de
fois qu'un CD est écouté, voire l'heure à laquelle les auditeurs préfèrent
l'écouter. Si vous ajoutez une webcam, on pourrait même deviner le
sentiment des auditeurs.</p>

<p>On voit que les composants physiques intégrés peuvent rapidement
être le pire des maux. Ils
ne sont acceptables de mon point de vue, que s'ils sont idiots et non
contrôlable ou consultable à distance.</p>

<p>Un exemple de tel composant pourrait être un débrouilleur intégré aux 
cartes sons et
graphiques. Que ce débrouilleur n'accepte que les flux authentifiés
et le tour est joué. Ce fonctionnement serait même compatible avec
les logiciels libres mais cela ne semble pas être la solution choisie par
Microsoft avec Windows Vista où le hard et le soft sont secrètement entremêlés.
Alors, peut-on espérer que les
constructeurs de cartes son et graphique introduiront une solution à
la française que pour nous faire plaisir ? </p>

<h3>Tout autoriser contre abonnement, la porte ouverte au pillage pas cher ?</h3>

<p>Puisque la simple interdiction est vouée à l'échec, certains considèrent
que plutôt que de lutter, autant profiter du mouvement et ouvrir grandes
les portes de la Culture en échange d'un abonnement mensuel.</p>

Mais quel type d'abonnement/de redevance ?
<ul>
<li>Quel montant ?</li>
<li>Obligatoire ou optionnel ?</li>
<li>Limité à la musique, ouvert à toutes les oeuvres culturelles ?</li>
<li>Limité à la copie privée dans le cadre de la grande famille qu'est
Internet ?</li>
</ul>

<p>On comprends que le montant multiplié par le nombre d'abonnés doit
pouvoir faire vivre ceux qui produisent les oeuvres. En même temps
l'abonnement doit rester assez faible pour ne pas être un obstacle.</p>

<p>Parmi les intervenants d'hier, un artiste a souligné qu'avec la
licence globale, l'internaute va s'abonner un mois, télécharger toute
la musique mondiale, résilier son abonnement et en profiter pour le
reste de ses jours. Bien sûr il existe de nombreuse solution contre
ce risque comme l'autorisation d'avoir des musiques non achetées
seulement tant qu'on paye l'abonnement, mais la plus simple est
de transformer l'abonnement en redevance et donc de le rendre obligatoire.
On règle ainsi le risque de l'abonnement d'un mois et en même temps
on garanti une belle somme aux artistes tout en ayant une redevance
faible, cf <a href="http://www.pps.jussieu.fr/~dicosmo/MyOpinions/index.php/2006/01/02/19-monsieur-mitchell-soyons-amis">le calcul de Di Cosmo</a>.</p>

<p>La redevance obligatoire est donc la solution, sauf qu'on ne s'abonne
pas obligatoirement a Internet pour télécharger de la musique. Personnellement
je n'ai jamais téléchargé de musique, alors pourquoi devrais-je payer cette
redevance ? De plus, n'y-a-t-il pas un risque de creuser plus encore
le fossé numérique à ajouter d'une taxe à l'abonnement à Internet ?</p>

<p>Cela étant si elle devait être mise en place, je ne lutterai pas 
contre, au contraire j'en profiterai pour partir à la découverte de
nouvelles musiques, chose que je ne fais pas actuellement par manque
de temps et d'argent pour acheter des CD au hasard.</p>

<p>La question de la porté de la licence globale mérite d'être posé. Le
texte voté n'indique rien sur la question mais les députés dans l'hémicycle
ont bien précisé à maintes fois que la porté se limiterait à la musique.</p>

<p>Hier, encore, un producteur de film expliquait que la licence globale
ramènerait tellement peu d'argent que l'on ne pourrait plus produire que
5 ou 6 films par an. Ce producteur a malheureusement omit d'indiquer 
avec quels chiffres il avait fait son calcul. 
Pourtant le cinéma est familier de la
la licence globale. Il existe depuis des années des abonnements offerts
par certains cinémas pour voir autant de films qu'on le désire. Ces abonnement
à 20 euros/mois existent toujours, preuve que les cinémas n'y
perdent pas, sans que les producteurs ne s'en émeuvent. Alors pourquoi
la transposition de ce système à Internet serait la ruine immédiate ?</p>

<h3>Une orgie de Culture</h3>

<p>Ce projet de loi dont les aspects répressifs à la DMCA m'ont fait
sortir de mon ordinateur est une chance pour la Culture. Bien sûr
tout le monde n'y gagnerait pas avec la licence globale (les
maisons de disques ont beaucoup à y perdre) mais quelle chance
de pouvoir tester, s'ouvrir librement à la Culture tout en sachant
qu'on offre aux artistes/auteurs des revenus en moyenne nettement
supérieurs à ceux d'aujourd'hui (les grandes stars devraient aussi
y perdre si le public découvre de nouveaux artistes et que la redevance
est partagée proportionnellement).</p>

<p>Les nuits futures à l'assemblée vont être blanches, les maisons de
disque vont sortir les longs couteaux, mais je veux avoir espoir.</p>

]]>
</content:encoded>
</item>
<item>
<title>DADVSI, une après-midi à l'Assemblée</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/051223_dadvsihtml</link>
<pubDate>Fri, 23 Dec 2005 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
<content:encoded>
<![CDATA[
<p>Suite au vote de l'amendement 154 dit de licence globale dans la
nuit du 21 au 22, je suis allé assister à la 2e séance du jeudi 22.
Cela a été l'occasion de voir ceux qui font les lois censées 
s'appliquer à l'Internet français.
</p>
<p>Je vais parler ici plus de l'ambiance telle que je l'ai ressentie
que des <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/031206.asp">discours de chacun</a> qui sont retranscrits sur le site de l'Assemblée, qu'elle en soit ici remerciée.
</p>
<p>A mon arrivée, j'ai été surpris qu'on me demande
de laisser au vestiaire mon ordinateur portable, sur lequel j'avais
téléchargé le projet de loi et tous les amendements, et mon palm
qui est mon carnet de note. Une fois dans l'hémicycle, je constate
que tout est papier. Les greffiers s'appliquer à noircir des
feuilles de papier mais je dois admettre ne pas avoir vu d'encrier.
Aucun député ne dispose d'un ordinateur portable.
</p>
<p>Une amie, ancienne attachée parlementaire, m'avait prévenu que nos
députés ne sont pas familiers de ces étranges machines, mais j'espérais
qu'au moins les rares députés présents fassent exception. Mon seul
espoir est qu'on leur ait demandé à eux aussi de laisser leur
ordinateur portable au vestiaire (peut-être est-ce une mesure 
esthétique pour ne pas dépareiller avec le mobilier de l'hémicycle).
</p>
<p>Donc nous voilà avec des personnes qui ne connaissent la bête
que par oui dire, en particulier lorsqu'on entre dans des choses
aussi complexes que les logiciels libres. Ma foi, on ne peut pas
leur demander de tout savoir et l'on peut seulement espérer que
leurs conseillers comprennent assez les conséquences des textes
proposés.
</p>
<p>Mais c'est là que j'ai une autre mauvaise surprise. Les
députés travaillent à l'aveugle en découvrant au fur et à
mesure des débats que des textes ne seront pas discutés ce jour
mais que d'autres, des nouveaux proposés par le gouvernement ou
le représentant de la commission, doivent l'être immédiatement
même si les députés n'ont pas eu le temps de les étudier.
Lorsqu'on sait que ces textes peuvent changer complètement de sens
en déplaçant un mot et que ceux qui les rédigent cherchent
à y cacher des objectifs pas toujours avouables derrière des 
textes bienveillants ou de bon sens, cela fait peur.
</p>
<p>Finalement la suite du débat est repoussée au 17 janvier, tant mieux.
</p>
<p>Il est probable qu'on reviendra sur l'amendement "licence globale"
ce qui à mon sens est dommage car pouvant permettre une meilleure
diffusion de la culture dans notre société. Quel ado de banlieue,
ceux qu'on stigmatise, a accès à la musique classique ? Avec
cet amendement, tel que je l'ai compris, il lui serait possible 
de découvrir cette musique jusqu'à plus soif. Un tel amendement ouvre
aussi les portes de la diffusion de masse à tous les artistes, en
particulier aux plus petits, ce qui leur permettrait d'être découvert
lorsqu'il est si difficile de produire un CD, lorsque les
"consommateurs" n'ont pas les moyens de tout acheter pour voir.
Bien sûr pour les stars, le système est moins avantageux puisqu'elles
devront partager le marché de la musique avec d'autres.
</p>
<p>Un sondage dans mon cours a révélé que plus de 90% de mes
étudiants seraient prêt à payer environ 5 euros par mois pour
pouvoir faire du P2P légalement.</p>
]]>
</content:encoded>
</item>
<item>
<title>Wikipédia vs Britannica</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/051215_wikipediahtml</link>
<pubDate>Thu, 15 Dec 2005 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
<description>
</description>
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<![CDATA[
<p><a href="http://www.nature.com/news/2005/051212/full/438900a.html">Un
article de Nature</a> compare la qualité des deux encyclopédies, la
collaborative et l'institutionnelle. Le résultat est 
a priori surprenant, la vénérable encyclopédie Britannica est seulement
un peu meilleure que la jeunette encyclopédie Wikipédia.  
</p>
<p>Nature a fait son comparatifs sur 42 articles scientifiques. Elle
a noté 4 erreurs importantes dans chaque encyclopédie. En moyenne,
elle a compté 4 erreurs par article de Wikipedia pour 3 erreurs par 
article de la Britannica.
</p>
<p>Ce comparatif est d'autant plus intéressant que Wikipedia, étant 
ouverte à tous en écriture, est souvent accusée 
de ne pas pouvoir être au niveau d'une encyclopédie institutionnelle.
Nature casse cette idée et montre qu'un travail collaboratif à
l'échelle mondiale sans direction forte fonctionne, que le modèle
ouvert des logiciels libres peut s'appliquer à d'autres domaines 
qu'au développement de logiciels.
</p>
<p>Nature note aussi que si Wikipedia est ouverte à tous, 
les universitaires sont encore peu nombreux à participer
à cette oeuvre. Sur 1000 auteurs d'articles dans Nature, 70% connaissent
de nom Wikipedia, 17% l'utilisent au moins une fois par semaine mais
seuls 10% y contribuent.
</p>
<p>Universitaires de tous les pays, debout !</p>

<h4>Liens</h4>
<ul>
<li><a href="http://www.britannica.com">L'Encyclopédie Britannica</a></li>
<li><a href="http://www.wikipedia.org">L'Encyclopédie Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org">La version française de Wikipédia</a></li>
</ul>
]]>
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</item>
<item>
<title>DADVSI, la declaration de guerre des majors</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/051124_dadvsihtml</link>
<pubDate>Thu, 24 Nov 2005 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
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</description>
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<![CDATA[
Je vous expliquerai bientôt avec des mots choisis à quel point
ce projet de loi me fait mal. Pour résumer ce projet est :
<ul>
<li>une violente agression contre les logiciels libres</li>
<li>une vision exclusivement mercantile de la culture</li>
</ul>
En attendant plus, regardez le site de l'<a href="http://www.eucd.info/">EUCD.info</a> et n'hésitez pas à <a href="http://eucd.info/petitions/index.php?petition=2">signer la petition pour le retrait de l'ordre du jour parlementaire du projet de cette loi</a>.
]]>
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</item>
<item>
<title>La fin du SMSI à Tunis</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/051121_SMSIhtml</link>
<pubDate>Mon, 21 Nov 2005 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
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<![CDATA[

la suite à Athènes en 2006 avec le Forum pour la Gouvernance de l'Internet.
<p/>
Cette seconde partie du Sommet Mondial sur la Société de l'Information
n'a pas réuni les chefs d'État comme la première en 2003 à Genève. Le 
problème de la liberté d'expression en Tunisie semble en être la cause
principale. Cela étant, le sommet a eu lieu et n'a pas donné grand chose.
Les États-Unis conservent le contrôle technique d'Internet via l'ICANN.
L'UIT ne prend pas le contrôle d'Internet comme elle l'avait souhaité, mais son
président annonce déjà que dans 5 ans le fruit sera mûr. Les États obtiennent
de pouvoir continuer à discuter d'Internet, mais sans aucun pouvoir
décisionnel sur le fonctionnement d'Internet.
<p/>
La lumière d'espoir réside dans ces discussions que mèneront les
États au sein du Forum pour la Gouvernance de l'Internet. Des
accords internationaux appliqués à l'ensemble des pays peuvent
avoir un réel impact sur de nombreux problèmes comme le spam, 
la cybercriminalité, la protection des données personnelles...
<p/>
Autre lueur, la confirmation du <a href="http://www.dsf-fsn.org">fond de
solidarité numérique</a> pour combler la facture numérique entre le Nord
et le Sud. Mais le financement de cet organisme étant basé sur le
volontariat, rien ne garanti son avenir.
<p/>
Pour plus d'information sur ce sommet, on pourra consulter :
<ul>
<li> <a href="http://www.e-politique.info/docs/smsi-slide.pdf">les transparents de mon cours sur le SMSI</a> (en pdf).</li>
<li><a href="http://www.theregister.co.uk/2005/11/22/world_summit_in_pics/">le résumé en image du Register</a></li>
<li>les nombreuses discussions sur <a href="http://www.circleid.com">CircleID</a></li>
<li>et bien sûr <a href="http://www.itu.int/wsis/index-fr.html">le site officiel du sommet</a></li>
</ul>

]]>
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</item>
<item>
<title>France Telecom condamnee a 80 millions d'euros d'amende</title>
<link>http://www.e-politique.info/articles/051116_FThtml</link>
<pubDate>Wed, 16 Nov 2005 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier Ricou</dc:creator>
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</description>
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<![CDATA[
<p><center> <img src="http://www.e-politique.info/images/connexion_fr.png"> </center><br/>
<center>Nombre d'internautes français en rouge, nombre
d'internaute reliés au haut débit en bleu (source AFA et ARCEP).</center>
</p>
<p>Profitant de sa position dominante, France Télécom a fermé <em>de facto</em>
le marché de l'ADSL jusqu'en octobre 2002, date à laquelle elle a cédé devant
les injonctions de l'ART (ARCEP aujourd'hui) et une première amende 
de 40 millions d'euros. Cette libération de l'ADSL se remarque particulièrement
bien sur la courbe bleu des abonnements à l'ADSL où octobre 2002 marque
un nouveau lancement de l'ADSL, un ADSL où la concurrence peut jouer.
</p>
<p>Dans sa condamnation, le Conseil de la Concurrence 
<em>a considéré que ces pratiques étaient extrêmement graves et
avaient causé un dommage important à l'économie</em> française.
</p>
<em>   
Le Conseil a estimé que les pratiques anticoncurrentielles de France
Telecom :
<ul>
<li>ont conduit à la fermeture du marché de l'accès Internet à haut débit
 (ADSL) garantissant ainsi à France Télécom d'être le seul fournisseur en gros
d'ADSL;</li>
 <li> ont duré près de trois ans, et ce, malgré les injonctions du Conseil
 et les avertissements donnés par l'ART (devenue ARCEP) entre janvier 2001 et 
 octobre 2002 sur leur caractère anticoncurrentiel ;</li>
 <li> sont le fait d'un opérateur historique verticalement intégré et détenteur
 d'une infrastructure essentielle nécessaire à la mise en place du haut débit 
 par les concurrents. France Télécom était ainsi dans une position qui lui conférait
une responsabilité particulière sur le marché du haut débit puisqu'elle pouvait 
en modifier unilatéralement la structure ;</li>
 <li> ont eu lieu sur un marché naissant dont elles ont freiné le dynamisme</li>
</ul>
</em>

<p>Aussi France Télécom a été condamné à 80 millions d'euros d'amende pour
ne pas avoir libéré l'ADSL lorsque l'ART lui a demandé début 2001, lors
de la première amende.
</p>
Source : <a href="http://www.conseil-concurrence.fr/user/standard.php?id_rub=149&id_article=492">Le communiqué du Conseil de la Concurrence</a>

]]>
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</item>
</channel>
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